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🤧 Mes allergies continuent en juin : est-ce normal ?
Vous éternuez encore alors que le printemps est terminé ? Découvrez pourquoi les allergies peuvent se prolonger en été.Le calendrier indique que le printemps touche à sa fin... mais votre nez semble ne pas avoir reçu l'information. Éternuements, yeux qui piquent, gorge irritée : beaucoup de personnes sont surprises de voir leurs allergies se prolonger en juin.Et pourtant, c'est tout à fait normal.🌾 Le pollen ne s'arrête pas au printempsSi les arbres sont les principaux responsables des allergies au début du printemps, d'autres végétaux prennent le relais.En juin, ce sont surtout les graminées qui libèrent leur pollen.Prairies, bords de route, jardins et espaces verts deviennent alors de véritables terrains de dispersion.🤧 Les symptômes les plus fréquents👃 nez qui coule ou bouché🤧 éternuements à répétition👁️ yeux rouges ou irrités😣 gorge qui gratte😴 fatigueCette fatigue est souvent liée à l'inflammation mais aussi à un sommeil parfois perturbé.🌬️ Les bons réflexes🚿 Se rincer le visage et les cheveux après une sortie.🕶️ Porter des lunettes de soleil.🏠 Aérer son logement tôt le matin.👕 Éviter de faire sécher le linge dehors lors des pics polliniques.💊 Un petit coup de pouce possible🌿 Quercétine.🐟 Oméga-3.🧂 Zinc.🌿 Ortie.Ces compléments peuvent accompagner les traitements habituels.👩⚕️ L'œil du pharmacienBeaucoup de patients pensent que leurs allergies devraient disparaître dès le mois de mai. En réalité, plusieurs familles de pollens se succèdent tout au long de l'année.💡 Le saviez-vous ?Certaines personnes allergiques aux pollens peuvent aussi ressentir des démangeaisons après avoir consommé certains fruits crus comme la pomme ou la pêche : c'est ce qu'on appelle les allergies croisées.🌼 En conclusionSi vos allergies jouent les prolongations, vous n'êtes pas un cas isolé. Le début de l'été correspond simplement à une nouvelle saison pollinique. Heureusement, avec quelques bons réflexes, il est tout à fait possible d'en profiter malgré tout.Sources : RNSAINSERMSanté Publique France
Chikungunya : se faire vacciner est gratuit.
Depuis début juin, il est possible de se faire vacciner gratuitement contre le chikungunya en Guyane. Pour cela, rien de plus simple. Il suffit de se rendre chez un médecin, en ville, à la Croix-Rouge française ou dans les centres de santé. Celui-ci discutera avec vous de l’intérêt de vous faire vacciner et, si vous le souhaiter, vous rédigera une prescription. Vous vous rendez alors en pharmacie pour récupérer gratuitement votre dose. Celle-ci pourra alors vous être administrée par un médecin ou un infirmier. Il est également possible de se faire vacciner dans les hôpitaux de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni.Environ 2500 doses, achetées par l’Agence régionale de santé, sont arrivées sur le territoire. Deux vaccins sont disponibles: Le Vimkunya, recommandé pour les personnes de plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidités;Le Ixchiq, davantage destiné aux adultes de 18 à 64 ans en bonne santé.Ce vaccin disponible avant que l’épidémie n’atteigne son pic doit permettre d’éviter les formes graves aux patients les plus à risque. Et d’éviter les formes invalidantes aux plus jeunes. Le chikungunya peut être très gênant dans la vie quotidienne. De 70 à 75 % des personnes qui l’attraperont souffriront des douleurs articulaires. Celles-ci durent parfois plus de six mois, voire deviennent chroniques.Se faire vacciner ne doit pas faire oublier les gestes pour empêcher la prolifération des moustiques et éviter de se faire piquer: • Utiliser un répulsif cutané, en particulier le matin et en fin de journée ;• Porter des vêtements amples et couvrants ;• Utiliser des moustiquaires, des ventilateurs ou la climatisation ;• Éliminer toutes les eaux stagnantes autour de son domicile (soucoupes, seaux, pneus, récipients, contrôler et vider régulièrement les plantes pouvant retenir l’eau, …) ;• Jeter les déchets dans la poubelle.En cas de fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue, maux de tête, éruption cutanée, il est nécessaire de consulter rapidement son médecin traitant.
🧴 SPF 30 ou SPF 50 : comment choisir ?
Les premiers déjeuners en terrasse, les balades, le jardinage ou les week-ends à la mer nous donnent souvent une impression trompeuse : le soleil de juin semble agréable, presque inoffensif. Pourtant, les UV sont déjà bien présents.Et au moment de choisir sa crème solaire, une question revient souvent : SPF 30 ou SPF 50, est-ce que cela change vraiment quelque chose ?☀️ À quoi correspond le SPF ?Le SPF (Sun Protection Factor ou indice de protection solaire) indique la capacité d'un produit à filtrer les rayons UVB, ceux principalement responsables des coups de soleil.Concrètement :🧴 Un SPF 30 filtre environ 97 % des UVB.🧴 Un SPF 50 en filtre environ 98 %.La différence paraît faible, mais elle peut être intéressante pour certaines peaux plus sensibles.🌸 Quel indice choisir ?Il n'existe pas une réponse unique.👩🏻 Les peaux très claires ou qui prennent facilement des coups de soleil auront souvent intérêt à privilégier un SPF 50.👨🏽 Les peaux plus mates peuvent généralement utiliser un SPF 30 lors d'expositions modérées.👶 Pour les enfants, une protection élevée est recommandée.Le plus important reste surtout d'appliquer une quantité suffisante de produit.🏖️ Les erreurs les plus fréquentes❌ Appliquer trop peu de crème.❌ Ne pas renouveler l'application après une baignade.❌ Penser qu'un SPF 50 permet de rester deux fois plus longtemps au soleil.❌ Oublier certaines zones : oreilles, cou, dessus des pieds ou mains.💊 Un petit coup de pouce possibleCertains compléments alimentaires peuvent accompagner la peau avant les expositions estivales.🥕 Bêta-carotène.🐟 Oméga-3.🌻 Huiles d'onagre ou de bourrache.🧂 Zinc.Ils ne remplacent jamais une protection solaire adaptée.👩⚕️ L'œil du pharmacienAu comptoir, beaucoup de personnes hésitent entre SPF 30 et SPF 50. En réalité, le meilleur indice est surtout celui que l'on applique correctement et régulièrement.💡 Le saviez-vous ?Même lorsque le ciel est voilé, jusqu'à 80 % des rayons UV peuvent traverser les nuages.🌼 En conclusionLe soleil est excellent pour le moral... mais il mérite un peu de préparation. Finalement, choisir sa crème solaire, c'est un peu comme choisir ses lunettes : le meilleur modèle est celui que l'on porte vraiment.Sources :INSERM — Rayonnements UV et peauInstitut National du CancerOrganisation Mondiale de la Santé
Quelles actions pour réduire les effets négatifs de l’environnement sur la santé des Guyanais ?
Qualité de l’air, qualité de l’eau, urbanisation, métaux lourds… Notre environnement a des effets sur notre santé. Pour en réduire les effets négatifs, la Guyane s’est dotée d’un plan régional santé-environnement. Il a été signé en septembre 2025 par l’Agence régionale de santé, la Collectivité territoriale et la préfecture de Guyane. Il comporte vingt-six actions à mener d’ici à 2028. Mi-mai, un point a été fait sur leur état d’avancement.Une étude sera menée sur la qualité de l’air dans des collèges et lycées, de Saint-Georges à Saint-Laurent, en passant par Cayenne et Kourou. Elle devrait démarrer dans les prochains mois.L’étude Guyaclimat permet d’obtenir des projections de températures, de précipitations, de niveau de la mer jusqu’en 2100. Le but est désormais d’en faire connaître les résultats aux élus, aux aménageurs et aux porteurs de projets pouvant être impactés par le changement climatique.Sur le Haut-Maroni et à Saül, les habitants ont parfois construit eux-mêmes le dispositif d’assainissement de leur maison pour les eaux usées. Ils seront étudiés pour voir s’ils sont efficaces ou non. Le but est soit de pouvoir les régulariser, soit de pouvoir réaliser les adaptations pour qu’ils soient satisfaisant au niveau environnemental.Autour de Cayenne, cent familles n’ayant pas accès au réseau d’eau potable sont accompagnées par la Croix-Rouge française pour leur permettre de traiter correctement l’eau qu’elles consomment. Le but est désormais de tripler le nombre de bénéficiaires, puis de le déployer partout en Guyane dans deux ans.Mi-janvier, un séminaire a réuni les chercheurs spécialistes des métaux lourds comme le mercure et le plomb. Le but était de définir des projets de recherche pour réduire les intoxications. De nombreuses disciplines sont impliquées: santé, géologie, biologie, anthropologie…Dans le même temps, le CHU de Guyane a démarré un dépistage systématique des métaux lourds chez les femmes enceintes ou susceptibles de l’être, et les enfants de moins de 6 ans à Maripasoula. Un programme similaire sera lancé d’ici à la fin de l’année à Camopi. Le but est de leur proposer ensuite une prise en charge.Pour lutter contre les moustiques responsables de la dengue ou du chikungunya, l’Agence régionale de santé va financer des études de l’Institut Pasteur sur la bactérie Wolbachia. Naturellement présente chez certains insectes, elle empêche le développement des œufs lorsqu’une femelle s’accouple à un mâle infecté.Un plan de lutte contre la leptospirose, une maladie provoquée par les déjections de rats et mortelles dans environ 40 % des cas, a été élaboré. L’ARS va également financer une étude sur les principaux facteurs de risque de l’attraper.Les dernières actions concernent l’alimentation: amélioration de la qualité des repas suivis dans les cantines scolaires, avec une première phase dans cinq établissements, formation des agriculteurs de l’Ouest à la culture, à la transformation et à la valorisation de certaines plantes alimentaires, charte de qualité pour le marché de Cayenne.Le PRSE, c’est 26 actions autour de 5 axes:• Vivre dans un environnement favorable à la santé ;• Réduire les inégalités territoriales ;• Limiter l’impact des maladies zoonotiques et la diffusion des maladies infectieuses émergentes ;• Développer une culture partagée en santé environnement ;• Améliorer la qualité des ressources alimentaires des Guyanais.Quelle température, quelles précipitations, quel niveau de la mer en Guyane en 2100: pour le savoir, consulter l’étude Guyaclimat: https://meteofrance.gf/fr/climat/changement-climatique-en-guyane-les-projections-guyaclimat
Métaux lourds : des dépistages systématiques.
Les métaux lourds tels le mercure, le plomb, l’aluminium, le cadmium ont des effets très graves sur notre santé, lorsqu’ils s’accumulent dans notre organisme: retard de croissance, fausses couches, troubles de l’apprentissage, troubles neurologiques. Les sources d’exposition sont multiples: alimentation, imprégnation du sol, polluants… En Guyane, les principales alertes concernent le plomb et le mercure, naturellement présents dans le sol. Pour le premier, les sources sont multiples: plombs de chasse, de pêche et accumulation dans certaines variétés de manioc. Le second est encore utilisé dans l’orpaillage illégal et s’accumule dans certaines espèces de poisson.Les populations les plus à risque vivent sur les fleuves, en particulier le Maroni et l’Oyapock. Pour repérer les personnes imprégnées et leur proposer un parcours de soin et d’accompagnement, des tests sont possibles. Depuis le mois d’octobre à Maripasoula et Papaïchton, ils sont proposés systématiquement et gratuitement aux femmes enceintes ou susceptibles de le devenir, et pour tous les enfants de moins de 6 ans, par une équipe du CHU de Guyane. Mi-mai, lors d’une visite à Camopi avec le préfet de Guyane, Bertrand Parent, directeur général de l’Agence régionale de santé, a annoncé que ce dépistage sera également systématisé dans la commune d’ici à la fin de l’année.Ce dépistage consiste en une prise de sang. Il permet également de détecter le plomb, le mercure et d’autres métaux plus rares. Si un taux anormalement élevé est trouvé chez une personne, une prévention secondaire lui est proposé pour éviter l’apparition de troubles et réduire son imprégnation. Si besoin, l’enfant est vu par un pédiatre, un neurologue ou un psychologue. A Camopi, que ce soit dans le bourg ou à Trois-Sauts, des bilans des troubles du neurodéveloppement sont d’ores et déjà proposés par une structure médico-sociale.Pour se protéger du mercure:Varier son alimentationConsommer, dans la mesure du possible, au moins un fruit par jour (protège contre une forte bioaccumulation en méthylmercure)Substituer la consommation de poissons prédateurs par celle d’espèces moins contaminées, notamment pour les femmes enceintes et les enfants de moins de sept ansPour se protéger du plomb:Éviter tout contact avec ce métal (batteries, déchets métalliques, alimentation…)Ne pas manipuler les plombs de chasse à mains nues, retirer les plombs de la viande que l’on consomme à l’aide d’un couteau, bien se laver les mains avant de la manipuler ou cuisinerVarier son alimentation au maximum, puisque l’intoxication survient lors d’une exposition prolongée et répétée au métal.
💧 J'ai tout le temps soif depuis qu'il fait chaud : est-ce normal ?
Les beaux jours reviennent, les terrasses se remplissent, les sorties s'allongent... et beaucoup de personnes ont soudainement l'impression d'avoir constamment soif. Elles gardent une gourde à portée de main, remplissent leur verre plus souvent que d'habitude et se demandent parfois si cela est normal.La réponse est plutôt rassurante : dans la plupart des cas, cette sensation est simplement le signe que votre organisme s'adapte aux premières chaleurs.🌞 Pourquoi a-t-on plus soif quand les températures augmentent ?Notre corps fonctionne un peu comme un système de climatisation très sophistiqué. Pour maintenir sa température autour de 37°C, il produit de la transpiration.Lorsque cette transpiration s'évapore, elle rafraîchit naturellement l'organisme. Mais ce mécanisme entraîne aussi une perte d'eau qu'il faut compenser.C'est précisément le rôle de la soif : un signal intelligent envoyé par notre cerveau pour nous rappeler qu'il est temps de refaire le plein.🥵 Les premiers signes d'une légère déshydratationIl n'est pas nécessaire d'attendre d'avoir très soif pour boire. D'autres petits signaux peuvent apparaître :💧 bouche sèche😴 sensation de fatigue inhabituelle🤕 léger mal de tête🌡️ difficulté à supporter la chaleur🚽 urines plus foncées et moins fréquentesLa plupart du temps, ces symptômes disparaissent rapidement avec une bonne hydratation.🚶 Les bons réflexes pour rester bien hydratéQuelques habitudes simples permettent d'aider l'organisme à traverser les premiers épisodes de chaleur.🥤 Boire régulièrement au cours de la journée, même sans attendre la soif.🍉 Consommer des aliments riches en eau comme le melon, la pastèque, le concombre ou les tomates.🌳 Rechercher les endroits frais pendant les heures les plus chaudes.🏃 Adapter l'activité physique lorsque les températures grimpent.🍷 Limiter les boissons alcoolisées qui favorisent les pertes en eau.Les enfants et les personnes âgées sont souvent plus sensibles à la déshydratation et méritent une attention particulière.💊 Un petit coup de pouce possibleCertaines situations (activité sportive, fortes chaleurs, transpiration importante) peuvent augmenter les besoins de l'organisme.Votre pharmacien pourra vous conseiller, selon votre situation :🧂 des solutions de réhydratation orale adaptées,💊 des compléments en magnésium si la fatigue est importante,🍋 des compléments riches en électrolytes pour les activités sportives prolongées.L'objectif n'est pas de remplacer une bonne hydratation, mais d'accompagner l'organisme lorsqu'il en a besoin.👩⚕️ L'œil du pharmacienAu comptoir, cette question revient chaque année dès les premiers jours de chaleur : « J'ai tout le temps soif, est-ce normal ? »Dans la grande majorité des cas, il s'agit simplement d'une adaptation naturelle du corps. Quelques ajustements dans les habitudes quotidiennes suffisent généralement à retrouver un bon équilibre.💡 Le saviez-vous ?Le corps humain est composé d'environ 60 % d'eau. Chez un adulte, cela représente plus de 40 litres ! Chaque jour, une partie de cette eau est éliminée par la respiration, la transpiration et les urines, d'où l'importance de renouveler régulièrement ses réserves.🌼 En conclusionAvoir davantage soif lorsque les températures augmentent est généralement une réaction tout à fait normale. C'est même une preuve que votre organisme fait correctement son travail.Finalement, notre corps est un peu comme une plante au printemps : avec un peu plus de soleil, il a simplement besoin d'un peu plus d'eau pour continuer à s'épanouir. ☀️💧SourcesINSERM — Hydratation et fonctionnement de l'organisme : https://www.inserm.frAssurance Maladie — Prévenir les effets de la chaleur : https://www.ameli.frSanté Publique France — Canicule et fortes chaleurs : https://www.santepubliquefrance.fr
Hantavirus : qu’en est-il en Guyane ?
Plusieurs cas d’hantavirus sont survenus sur un bateau de croisière qui revenait d’Ushuaïa (Argentine) et se trouvait à proximité du Cap-Vert. Trois passagers sont décédés.Les infections à hantavirus sont des maladies transmises par les rongeurs. En Europe et en Asie, elles entraînent des fièvres hémorragiques et touchent les reins. En Amérique, elles impactent les poumons et le cœur. La contamination survient en respirant les poussières ou aérosols contaminés par les urines, déjections ou salives de rongeurs infectés. Les contaminations humaines sont donc favorisées par l’abondance du « réservoir ». Anne Lavergne, responsable du centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur de Guyane, souligne toutefois que ce virus n’est pas connu pour provoquer des épidémies.En Guyane, le rat des cannes (Zygodontomys brevicauda) et la souris pygmée à longue queue (Oligoryzomys delicatus) sont deux rongeurs porteurs du virus Maripa, seule souche identifiée sur le territoire. Ils peuvent l’excréter en grande quantité dans leurs urines, leurs selles ou leur salive. Après exposition, les premiers symptômes peuvent apparaître après une à huit semaines. Le syndrome cardio-pulmonaire (SCPH) se caractérise par un état grippal avec fièvre, maux de tête, courbatures. Des signes digestifs sont possibles comme des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements. Le SCPH peut progresser vers une toux, un essoufflement et l’accumulation de fluide dans les poumons. Aucun traitement spécifique n’existe, seuls les symptômes sont traités.L’hantavirus des Andes, à l’origine des contaminations sur le bateau de croisière, présente la particularité d’une transmission entre humains, contrairement aux autres hantavirus (et notamment celui qui circule en Guyane). L’hantavirus des Andes n’a jamais été détecté en Guyane. Sur le territoire, 13 cas d’hantavirus ont été recensés en dix-huit ans avec cinq décès. La contamination de l’humain par l’hantavirus est favorisée par un séjour prolongé dans un lieu proche de l’habitat du rongeur et par la réalisation d’activité favorisant la dispersion du virus dans l’air : • Manipulation de rongeurs, vivants ou morts ;• Nettoyage d’une surface à l’aide d’un nettoyeur haute pression ;• Nettoyage d’une surface à sec ;• Passage d’une débroussailleuse ou d’une tondeuse ;• Réalisation d’activité agricoles (travail du sol, entretien de l’abattis…) ;• Réalisation de travaux ;• Toute autre activité susceptible de mettre des poussières en suspension ;• La réalisation de ces activités dans un local fermé et accessible aux rongeurs est un facteur de risque supplémentaire.Il est donc recommandé pour se protéger de :• Limiter les contacts avec les rongeurs :• En portant des gants lors de la manipulation d’animaux ;• En empêchant l’accès des rongeurs dans les lieux de vie ou de travail : conserver les aliments dans des endroits non accessibles aux rongeurs, éliminer les abris utilisables par ces derniers ;• Dans le cas où un local est envahi par les rongeurs, faire appel à un professionnel de la lutte contre les nuisibles.• Éviter l’inhalation du virus :• En portant un masque dès que possible lors de la réalisation d’une activité à risque ;• En aérant fréquemment les lieux de vie ou de travail ;• En aspergeant d’eau les surfaces avant de les nettoyer, pour éviter de mettre les poussières en suspension dans l’air.Plusieurs spécialistes de Guyane s’expriment sur le sujet, dans ce reportage: https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/virus-maripa-en-guyane-une-evolution-lente-sous-surveillance-depuis-2008-1699009.html Un article de chercheurs de Guyane sur les hantavirus des Amériques: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2772743223005081 Une interview d’Anne Lavergne, responsable du centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur de Guyane, et le Pr Loïc Epelboin, infectiologue au CHU de Guyane (à partir de 30 minutes): https://www.facebook.com/share/v/1J62jefNdu/
🦟 Moustiques, tiques, piqûres : les bons réflexes avant l’été
Avec le retour des sorties en extérieur, les insectes reviennent aussi dans le paysage. Balades, jardinage, pique-niques… le printemps est le bon moment pour adopter quelques réflexes simples.🌿 Pourquoi commencer dès maintenant ?Les températures plus douces favorisent l’activité de nombreux insectes plus tôt dans la saison.🦟 Les situations les plus fréquentes🌳 promenades en forêt🌿 jardinage🏕️ week-ends nature🌆 moustiques même en ville🧴 Les bons réflexes de prévention👕 porter des vêtements couvrants en zones à risque🦟 utiliser un répulsif adapté🛏️ penser aux moustiquaires si besoin🔎 inspecter la peau après balade en nature🌿 éviter les eaux stagnantes autour de chez soi💊 En cas de piqûre❄️ apaiser avec du froid🧴 gels apaisants🌿 certaines crèmes calmantes🔎 retirer rapidement une tique avec un tire-tique adapté👩⚕️ Le conseil pharmaVotre pharmacien.ne peut vous recommander répulsifs, apaisants ou matériel adapté selon l’âge et les activités.🌞 En conclusionLe printemps et l’été sont faits pour profiter de l’extérieur, pas pour redouter chaque brin d’herbe. Avec un peu d’anticipation, on peut largement laisser les insectes… vivre leur vie de leur côté. 😉Sources : Santé Publique France — Prévention piqûres, moustiques et tiqueshttps://www.santepubliquefrance.frANSES — Répulsifs, tiques, moustiqueshttps://www.anses.frCenters for Disease Control and Prevention — Tick bite and mosquito bite preventionhttps://www.cdc.gov
Dépistage des cancers : de nets progrès en Guyane.
En Guyane, l’année 2025 a été marquée par une forte hausse de la participation aux dépistages organisés des cancers. Trois cancers font l’objet d’un dépistage organisé et gratuit:Le cancer du sein, tous les deux ans pour les femmes de 50 à 74 ans;Le cancer du col de l’utérus, pour toutes les femmes de 25 à 65 ans;Le cancer colorectal, tous les deux ans pour les hommes et les femmes de 50 à 74 ans.En Guyane, le CRCDC (anciennement AGDoc), est chargé de ce dépistage organisé. L’an dernier, il a constaté une augmentation de la participation de la population par rapport aux années précédentes:Près de 3000 personnes ont participé au dépistage organisé du cancer du sein;Plus de 4000 personnes ont participé au dépistage organisé du cancer colorectal;Plus de 10000 femmes ont participé au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus.A ces chiffres s’ajoutent ceux des personnes qui se font dépister de manière individuelle, en dehors du dépistage organisé.Participer à ces dépistages organisés sauve des vies. En effet, lorsqu’ils sont repérés très tôt, ces cancers peuvent être soignés dans la plupart des cas. Par exemple, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, le cancer colorectal se guérit dans neuf cas sur dix. Dans le cas du cancer du sein, le dépistage peut aussi révéler des signes de risque cardiovasculaire. Si tel est le cas, des examens complémentaires viendront confirmer ou non le risque.En Guyane, plusieurs nouveautés ont permis d’améliorer la participation de la population. Depuis 2023, les infirmiers peuvent distribuer le kit de dépistage du cancer colorectal. Cette innovation, d’abord testée en Guyane, a été étendue au mois de mars dernier à toute la France. Depuis septembre 2024, les analyses du cancer colorectal sont effectuées directement sur le territoire, au laboratoire de l’hôpital de Cayenne. Auparavant, les échantillons étaient envoyés dans un laboratoire de l’Hexagone et, souvent, ne pouvait pas être analysés.Pour tout savoir sur le dépistage organisé des cancers en Guyane: https://www.crcdc-guyane.org/Comment se faire dépister:Cancer du sein: Imagerie médicale amazonienne et Radiologie Mont-Lucas à Cayenne, Centre Hospitalier de Kourou, Centre Hospitalier de l’Ouest guyanais.Cancer du col de l’utérus: chez de nombreux professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues, sages-femmes, centres de santé ou de planification familiale).Cancer colorectal: avec votre invitation, vous pouvez demander un kit à votre médecin traitant, à votre pharmacien, à un infirmier ou à un masseur-kinésithérapeute. Vous pouvez aussi le commander en ligne: https://monkit.depistage-colorectal.fr/#/accueilRetrouvez l’émission Fo Zot Savé consacrée au dépistage organisé des cancers: https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/programme-audio/fo-zot-save-14876/#2488636
👣 Pieds, transpiration, mycoses : comment garder ses pieds confortables quand il fait plus chaud ?
Les pieds sont souvent les grands oubliés… jusqu’à ce qu’ils se rappellent à nous. Avec la chaleur, la transpiration et les chaussures fermées, l’humidité augmente et peut favoriser inconfort ou mycoses.🌡️ Pourquoi les pieds sont-ils plus sensibles au printemps ?La chaleur favorise la transpiration, surtout dans des chaussures peu aérées. Or humidité + chaleur = environnement idéal pour certains champignons.👣 Les signes à surveiller💧 transpiration excessive😣 démangeaisons🦶 peau qui blanchit entre les orteils👃 odeurs plus marquées🧼 Les bons réflexes🧽 bien sécher entre les orteils🧦 privilégier des chaussettes respirantes👟 alterner les chaussures🌬️ favoriser l’aération🩴 porter des sandales dans les lieux humides partagés💊 Les solutions possibles💊 Poudres absorbantes : contre l’humidité🧴 Sprays assainissants : pour chaussures🌿 Antifongiques locaux : en cas de mycose confirmée🧂 Talc ou soins anti-transpirants : selon besoin👩⚕️ Le conseil pharmaVotre pharmacien.ne peut aider à distinguer transpiration, irritation ou mycose et proposer la solution adaptée.🌼 En conclusionPrendre soin de ses pieds, ce n’est pas seulement une question d’esthétique. C’est surtout une façon simple d’éviter de petits désagréments très fréquents. Après tout, ils nous portent partout… autant leur rendre un peu la pareille.Sources : Assurance Maladie — Mycoses cutanées et préventionhttps://www.ameli.frSociété Française de Dermatologie — Mycoses et soins dermatologiqueshttps://www.sfdermato.orgCenters for Disease Control and Prevention — Fungal infections basicshttps://www.cdc.gov
Rougeole, méningite, coqueluche… : êtes-vous à jour de vos vaccins ?
Fin avril s’est tenue la Semaine guyanaise de la vaccination. Cette manifestation avait pour but que chacun d’entre nous vérifie s’il est à jour de ses vaccins. En effet, plusieurs vaccins sont obligatoires, contre par exemple la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, les méningocoques… En Guyane, c’est aussi le cas de la fièvre jaune.Ces vaccins doivent être administrés dans les premiers mois du nourrisson, avec généralement des rappels dans les premières années. Mais en Guyane, de nombreux enfants ne les ont pas reçus. Ils convient donc de vérifier son carnet de vaccination et celui de ses enfants, ou d’en discuter avec un professionnel de santé, dans un centre de vaccination de la Croix-Rouge française ou dans un centre de PMI. Les médecins, pharmaciens, sages-femmes et infirmiers pourront vous dire si vous êtes à jour ou non.Les conséquences peuvent être dramatiques. En 2024, deux enfants sont décédés de la coqueluche, à Saint-Laurent-du-Maroni. L’an dernier, un enfant a contracté le tétanos, une maladie souvent mortelle. A chaque fois, les enfants n’étaient pas vaccinés.Une étude publiée le mois dernier a confirmé qu’encore trop de personnes ne sont pas vaccinées contre ces maladies, en Guyane. Par exemple, seuls 21 % des enfants nés en 2024 sont vaccinés contre la méningite B. En 2025, ce taux était de 70 %.L’an dernier, seuls 58 % des nourrissons ont reçu les trois doses du vaccin hexavalent, qui protège contre six maladies comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Il faudrait atteindre 95 % pour écarter tout risque d’épidémie. Il en est de même avec le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole: 72 % des nourrissons ont reçu au moins une dose. Or la rougeole, l’une des maladies les plus contagieuses, repart à la hausse dans plusieurs pays comme les Etats-Unis ou le Brésil.Après la naissance, l’adolescence est l’autre période où il est important de vérifier ses vaccinations.Plusieurs rappels doivent être réalisés entre 11 et 14 ans. C’est également à cet âge-là, et en tout cas avant les premières relations sexuelles, qu’il convient que garçons et filles se fassent vacciner contre les HPV. Ces derniers, également appelés papillomavirus, sont responsables de nombreux cancers comme le cancer du col de l’utérus. Des campagnes sont conduites dans les collèges, sur autorisation parentale. L’an dernier, une fille sur trois et un garçon sur quatre ont débuté leur vaccination. L’objectif est d’atteindre 80 %.Enfin, il est important de noter que les taux de vaccination étaient généralement en hausse, l’an dernier. Une enquête menée en 2024 auprès de 1300 personnes en Guyane montrait que quatre personnes sur cinq se déclaraient favorables à la vaccination. Le retard vient souvent de difficultés à trouver un professionnel de santé. N’hésitez donc pas à en parler autour de vous.Quel vaccin à quel âge? Pour le savoir, consultez le calendrier vaccinal 2026: https://vaccination-info-service.fr/La-vaccination-au-cours-de-la-vie/Nourrissons-et-enfants-de-la-naissance-a-10-ansLes vaccins sont généralement remboursés à 65 % par la Sécurité sociale, le complément étant souvent payé par sa mutuelle. Les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État peuvent bénéficier d’une prise en charge à 100 % pour certains vaccins. L’Assurance maladie fait le point ici: https://www.ameli.fr/guyane/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/vaccinationSi vous souhaitez consulter les données de couverture vaccinale en Guyane, c’est ici: https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/2026-04/bullreg_vaccination_guyane_20260427.pdf
🦵 Jambes lourdes : pourquoi les premières chaleurs changent la donne ?
Avec les beaux jours, certaines personnes remarquent une sensation de jambes lourdes, surtout en fin de journée. Ce phénomène est fréquent et souvent lié à la circulation veineuse, particulièrement sensible à la chaleur.🌡️ Pourquoi la chaleur accentue-t-elle les jambes lourdes ?Lorsque les températures augmentent, les vaisseaux sanguins ont tendance à se dilater. Résultat : le retour veineux peut être moins efficace, notamment si l’on reste longtemps assis ou debout.🦵 Les signes fréquents🦵 sensation de lourdeur👣 chevilles gonflées😣 inconfort en fin de journée🌙 impatiences parfois🌿 Les bons réflexes au quotidien🚶 marcher régulièrement🛏️ surélever légèrement les jambes🚿 terminer la douche par de l’eau fraîche👗 éviter vêtements trop serrés☀️ limiter expositions prolongées à la chaleur💊 Compléments et solutions possibles🌿 Vigne rouge : traditionnellement utilisée pour la circulation🌰 Marron d’Inde : soutien du tonus veineux🌿 Hamamélis : utilisé pour le confort circulatoire🧦 Bas ou chaussettes de contention : selon besoin👩⚕️ Le conseil pharmaVotre pharmacien.ne peut vous orienter vers des solutions adaptées selon vos symptômes et votre mode de vie.🌸 En conclusionLes jambes lourdes ne sont pas une fatalité estivale. Quelques habitudes simples peuvent vraiment améliorer le confort. L’idée n’est pas de moins profiter du printemps… mais de le faire avec des jambes un peu plus légères.Sources : Assurance Maladie — Insuffisance veineuse et circulationhttps://www.ameli.frSociété Française de Médecine Vasculaire — Santé veineuse et préventionhttps://www.portailvasculaire.frMayo Clinic — Chronic venous insufficiency and leg swellinghttps://www.mayoclinic.org

